samedi 21 juillet 2007

Un peu de Janis Jo-spleen


Bonsoir les gens. Pas de chronique mais juste un petit texte ambiance Gainsbourg.

Pour ^_^, c'est pas joli, mais c'est de moi. On a pas toujours ce que l'on désire.

Je rappelle aux énervés des théories fumantes que ce n'est qu'un texte. Je n'ai pas le temps pour boire autant, encore que demain, je vois l'ami Luc, et on a bien 3 semaines de retard en rhum à boire et en histoire à raconter. Entre quat'z'yeux, bien entendu!



Tu te sens loin?
Et bien moi je me sens mal. J'ai pris le parti stupide de boire un verre de rhum pour chaque kilomètre qui nous sépare.
J'ai bien calculé quand j'étais encore sobre puis je me suis attelé à la tâche sans plus attendre. Heureusement je ne suis pas seul face à ce défi, mon compagnon de rhum est rentrer en ville pour me filer un coup de main en renfort. Il joue de la guitare, plaint mon verre quand il est vide et, bien entendu, m'accompagne dans ma beuverie.
Ensemble nous chantons du blues - pas pour se sentir mieux, mais pour que les autres se sentent mal - et le spleen se dilue un peu plus en nous à chaque verre envoyé.

Pardonne moi, je ne dois pas être beau à voir. On a baissé les volets pour ne pas être interrompu par l'aube. La chambre ressemble à un champs de bataille livrée entre nous et les bouteilles où l'issu du combat ne serait pas encore jouée. A cinquante centimètres du plafond flotte une couche de fumée - narguilé, pétard et je ne sais quoi encore - si dense qu'il nous faudrait ramper pour passer d'une pièce à l'autre sans se cogner de partout. De toutes facons, nous ne somme pas en état de nous lever.
L'alcool me fait transpirer, mes yeux sont jaune, vitreux et mon regard plongé dans les vagues de mon verre. Je suis prêt à faire toutes les conneries du monde. Pardonne m'en d'avance. Tu es si loin.

Ca pue dans cette chambre. La petite pépé sur mes genoux n'a pas l'air de s'en incommoder. Avec tout les joints qu'elle a fumé, elle ne doit plus sentir gran'chose. J'ai laissé la drogue de côté pour ce soir - c'est une histoire entre le rhum et moi.
Tu es si loin. Ma main caresse sa cuisse nue tandis qu'elle bouge doucement son corps au son de la guitare. Elle parait en transe cette conne. Elle doit avoir 18 ans à peine, j'ai vu le A collé sur le cul de sa bagnole quand elle nous a ramené de la cale sèche. "A", c'est une lettre avant ma préférée de l'aphabet : le B de bébé-ange.
Tu est si loin, je suis tellement îvre. Je bois pour combler la distanse entre nous. J'avale les kilomètres qui nous séparent.

Elle vient de remonter sa jupe un peu plus haut pour me laisser la caresser et moi je suis incapable de me rapeller son prénom. Aucune importance.
Je descends encore un verre que j'estime être le dernier, tu ne devrais plus être loin à présent. Je ferme les yeux et pousse un soupir. En les ouvrant, je me rend compte que la musique a cessé, mon compagnon a disparu au fond de la chambre avec l'autre fille. Je les distingue a peine tant la lumière est faible et la pièce enfumée. Nous avons gagné la bataille, les cadavres de nos ennemies les bouteilles gisent au sol.
La nenette sur mes genoux s'est retournée est commence a m'exciter sérieusement. Au final, elle te ressemble comme deux gouttes de rhum. Putain mais comment elle s'appelle déjà? Aucune importance, j'ai comblé la distance qui me sépare de toi et pour ce soir, elle portera ton nom. Elle est de toutes facons trop défoncée pour s'en rendre compte.

Je suis avec toi ce soir et c'est tout ce qui compte. Pardonne moi mon amour mais tu es si loin et dans les bras d'un autre toi aussi.

7 gribouillage(s):

Vinnie a dit…

Ha la catin !

^_^ a dit…

Y a beaucoup de choses que je voudrais dire, mais finalement, apres une journée de réflexion, ça n'en vaut plus la peine. Alors un "no coment" bien senti sufira.

Brice a dit…

Comme quoi la réflexion n'apporte rien de bon, ^_^...

Le rhum, y'a que ca qui délie les langues et révèle ce qu'il y a à révéler...

^_^ a dit…

tout a fait d'accord avec toi Brice!! Comme ça n'amène rien de bon de réfléchir, c'est décidé : demain, j'arrête! Et puis la, définitivement! Comme quoi, mon problème a finalement trouvé sa solution...

Brice a dit…

Euh... Un peu extrème, là, comme opinion, Miss ^_^...
Foncer tête baissée n'apporte rien de bon non plus... On va pas faire un cours de relativisme ici quand même...
Disons: suis ton coeur... Qu'est ce que t'en penses...?

Vinnie a dit…

Mais si tu suis ton coeur, ça veut dire qu'il n'est plus dans ta poitrine ! HAAAA VOUS ÊTES MOOOORTS !!

Châttmouyeu a dit…

J'ai pas tout compris , mais jsuis d'accord !
(avec le texte , pas avec la vanne de Vinnie , même si je suis d'accord aussi d'ailleurs)