mardi 24 juillet 2007

j'ai encore rêver d'elle (je rêve aussi), je n'ai rien fait...

Il se trouve que depuis que je bosse à la faim des haricots, je fais souvent le même cauchemar atroce dans lequel je me fais dévorer sous forme de tarte par une aubergine cruelle, baveuse avec un gros couteau entre les mains (oui l'aubergine dans mon rêve à des bras! je fais ce que je veux non mais!)

Fort d'une confiance sans limite dans le corps médical, je me suis résolu après deux semaines de cauchemars intensifs, à aller consulter un sommeillologue. Je vous passe les détails de la prise de rendez-vous par téléphone - scène inutile au possible et qui prouverait que je cherche à gagner quelques lignes comme si j'étais payé au caractère ou que ma chronique n'est qu'un déguisement pour poster un texte qui ne vous est pas adressé sauf pour toi qui te reconnaîtra. Bref, je vous passe les détails.
En arrivant dans le CHU j'ai tout de suite compris quel était leur traitement contre les troubles du sommeil : une attente interminable dans la salle éponymes au milieu d'une bande de narcoleptique en phase endormie.

Prenant mon mal en patience, j'ai commencé à lire la revue "Bien dormir, c'est le début du bonheur" dont le débat du numéro de juillet 2007 était le suivant : "Je préfère ne pas dormir, que dormir mal accompagné! Et vous?"
Tout au long de l'article se trouvaient des témoignages, des lettres de gens pour et contre cette idée. Voici l'un d'entre eux, je vous laisse deviner dans quel camps il se situe (nous y voilà donc):

"Avant j'étais ignorant, je pensais qu'il me fallait quelque chose entre les bras durant mon sommeil pour la simple et bonne raison que, dormant sur le côté, je risquais de tomber sur le ventre et de me réveiller.
Fort de cette certitude, j'ai donc passé un nombre incalculable de nuit en serrant contre moi et en guise de cale, un oreiller, un traversin, une couette, mon chat, une bouteille de rhum et occasionnellement une fille. Mes bras ainsi remplis m'assuraient un confort relatif lors de mon assoupissement.

Mais je me trompais. Lourdement.

Bien qu'ayant (presque) toujours eu une position optimum dans mon sommeil, ce dernier m'a (très) souvent fait défaut et ce dès mon plus jeune age. Autrement dit, j'ai toujours mal et peu dormi.
Les médecins m'ont dit que mon organisme nécessitait peu de sommeil ; moi j'en dis que mon organisme à besoin d'autre chose? Il me MANQUE quelque chose.
Un truc pour mieux s'endormir, indépendamment de la position dans laquelle je suis tous les soirs. Un truc pour faire de beaux rêves et se réveiller le sourire aux lèvres, tous les matins.

J’ai cherché longtemps d’où venait ce manque et comment y pallier. J’ai changé de matelas, de polochon, de déco, de marque de rhum, de chat etc. J’ai même changé de pays. En effet, dans un but strictement scientifique, je suis allé vérifier si l’on ne dormirai pas mieux la tête en bas, si les habitants de l’autre bout du monde n’auraient pas de trucs – tricks – pour mieux trébucher dans les bras de Morphée. Mes investigations n’ont malheureusement rien donnés.

Alors je suis rentré.

Puis tu es entrée dans ma vie comme « un ouragan traversant les Philippines – moi dans le rôle des Philippines » (R.MacDan) et j’ai décidé que mon problème de sommeil passerait un second plan.

Alors seulement il y a eu cette nuit que nous avons passée ensemble. Et quand l’aube à pointé le bout de son nez (vers midi et quart) tout m’est apparu limpide.
J’avais là entre mes bras, caressée par la lumière naissante, la femme de ma vie ET la solution à mon problème de sommeil. L’ennui c’est que les deux éléments formaient une seule et même entité non-déplacable à souhait.


J’ai compris ce matin là que si je ne dormais pas, c’est que mon oreiller n’a pas ton odeur ni ton sourire, ma couette n’a pas tes formes, mon MP3 ne me murmure rien de doux à l’oreille et tu es plus féline que le chat lui-même quand tu frotte ton nez sur mon épaule, lorsque tu es fatiguée (et j'adôôôôore quand tu fais ça).

Alors tu n’es pas une peluche Popols, un coussin IKEA, un somnifère ou une bouteille de rhum. Non tu n’es rien de tel, seulement voilà : je t’aime et je ne peux pas dormir sans toi."

La lettre est finie, mais le débat n’est pas clos.

samedi 21 juillet 2007

Un peu de Janis Jo-spleen


Bonsoir les gens. Pas de chronique mais juste un petit texte ambiance Gainsbourg.

Pour ^_^, c'est pas joli, mais c'est de moi. On a pas toujours ce que l'on désire.

Je rappelle aux énervés des théories fumantes que ce n'est qu'un texte. Je n'ai pas le temps pour boire autant, encore que demain, je vois l'ami Luc, et on a bien 3 semaines de retard en rhum à boire et en histoire à raconter. Entre quat'z'yeux, bien entendu!



Tu te sens loin?
Et bien moi je me sens mal. J'ai pris le parti stupide de boire un verre de rhum pour chaque kilomètre qui nous sépare.
J'ai bien calculé quand j'étais encore sobre puis je me suis attelé à la tâche sans plus attendre. Heureusement je ne suis pas seul face à ce défi, mon compagnon de rhum est rentrer en ville pour me filer un coup de main en renfort. Il joue de la guitare, plaint mon verre quand il est vide et, bien entendu, m'accompagne dans ma beuverie.
Ensemble nous chantons du blues - pas pour se sentir mieux, mais pour que les autres se sentent mal - et le spleen se dilue un peu plus en nous à chaque verre envoyé.

Pardonne moi, je ne dois pas être beau à voir. On a baissé les volets pour ne pas être interrompu par l'aube. La chambre ressemble à un champs de bataille livrée entre nous et les bouteilles où l'issu du combat ne serait pas encore jouée. A cinquante centimètres du plafond flotte une couche de fumée - narguilé, pétard et je ne sais quoi encore - si dense qu'il nous faudrait ramper pour passer d'une pièce à l'autre sans se cogner de partout. De toutes facons, nous ne somme pas en état de nous lever.
L'alcool me fait transpirer, mes yeux sont jaune, vitreux et mon regard plongé dans les vagues de mon verre. Je suis prêt à faire toutes les conneries du monde. Pardonne m'en d'avance. Tu es si loin.

Ca pue dans cette chambre. La petite pépé sur mes genoux n'a pas l'air de s'en incommoder. Avec tout les joints qu'elle a fumé, elle ne doit plus sentir gran'chose. J'ai laissé la drogue de côté pour ce soir - c'est une histoire entre le rhum et moi.
Tu es si loin. Ma main caresse sa cuisse nue tandis qu'elle bouge doucement son corps au son de la guitare. Elle parait en transe cette conne. Elle doit avoir 18 ans à peine, j'ai vu le A collé sur le cul de sa bagnole quand elle nous a ramené de la cale sèche. "A", c'est une lettre avant ma préférée de l'aphabet : le B de bébé-ange.
Tu est si loin, je suis tellement îvre. Je bois pour combler la distanse entre nous. J'avale les kilomètres qui nous séparent.

Elle vient de remonter sa jupe un peu plus haut pour me laisser la caresser et moi je suis incapable de me rapeller son prénom. Aucune importance.
Je descends encore un verre que j'estime être le dernier, tu ne devrais plus être loin à présent. Je ferme les yeux et pousse un soupir. En les ouvrant, je me rend compte que la musique a cessé, mon compagnon a disparu au fond de la chambre avec l'autre fille. Je les distingue a peine tant la lumière est faible et la pièce enfumée. Nous avons gagné la bataille, les cadavres de nos ennemies les bouteilles gisent au sol.
La nenette sur mes genoux s'est retournée est commence a m'exciter sérieusement. Au final, elle te ressemble comme deux gouttes de rhum. Putain mais comment elle s'appelle déjà? Aucune importance, j'ai comblé la distance qui me sépare de toi et pour ce soir, elle portera ton nom. Elle est de toutes facons trop défoncée pour s'en rendre compte.

Je suis avec toi ce soir et c'est tout ce qui compte. Pardonne moi mon amour mais tu es si loin et dans les bras d'un autre toi aussi.

dimanche 15 juillet 2007

Même pour le titre, j'ai pô d'idée


Ok. et puisque Vinnie c'est mis à jour, que Brice s'impatiente et que Elsa commence à parler de la petite Fiona (serveuse au resto quand je n'y suis pas) ; voici la nouvelle chronique ta mère.


Dans ma voiture, j'ai une petite tête de lapinou jaune ventousée sur mon rétro. Cette petite tête de lapinou tourne sur elle même à 360°. Pour des raisons quelconques et depuis bientot 4 ans, lorsque je suis de mauvaise humeur, je lui mets la tête en bas et, à contrario, la tête en haut les jours de bonne humeur.

Intéressant non?


Edit: et si on racontait son histoire en fait? ou plutot, si LUI nous racontait son histoire? On pourrai en faire une chronique.


Deux mois dans la même pose, je vous assure que c'est long. Alors c'est pas parce que je n'est pas de corps et que, par conséquent, le sang ne peut pas me monter à la tête, qu'il faut que je vive la tête en bas. Non mais
Incroyable quand même!

Depuis 4 ans que je m'accroche à ce rétro, je n'ai jamais passé autant de temps la tête en bas.
Le conducteur doit être bien triste ma foi... Oui je l'appelle "le conducteur"! Comment voulez vous que je l'appelle ? Je ne connais pas son prénom, nous n'avons jamais été présenté lui et moi. Alors pour ces potes ya pas de souci, je les connais tous! Vu le temps qu'il passe au téléphone avec eux en conduisant (toujours avec le kit oreillette bien sur) et tous ceux qui sont montés à l'avant comme à l'arrière, je les connais bien.
En plus, il n'écoute même plus la radio ni de CD... C'est pour dire comme on s'emmerde dans sa caisse en ce moment. Bonjour l'ambiance et le moral!

Non parce que, si je ne connais pas son nom au conducteur, je sais dire s'il est de bonne ou de mauvaise humeur, et ce au premier coup d'oeil. "C'est facile" vous allez dire, "il suffit de voir si tu as la tête en bas ou la tête en haut. Et tu es le mieux placé pour le voir quand même!". Oui d'accord je sais mais c'est pas de ca dont je parle, ce que je veux dire, c'est qu'il me suffit d'un coup d'oeil sur lui pour savoir son état d'esprit, son degré d'énervement, son excitation , sa joie ou encore son empressement. Et si après tout ce temps j'ai encore des doutes, ils sont généralement dissipés une fois qu'on a démarré. Sa manière de conduire en dit long sur lui.

Je me souviens au début, lors de sa première année post-bac -notre première année ensemble - tout les matins vingt minutes ou une demi-heure de trajet ensemble selon l'état de la circulation. En entrant dans la voiture, il me tournait systématiquement les oreilles en bas sous pretexte qu'on était le matin. Et le matin, je peux vous dire qu'il aime pas ça. Ensuite il adoptait une conduite soit sportive quand il était de TP cuisine ou quand il avait une bonne interro, soit pépère surtout le mardi matin avant les 4 heures de compta-gestion.
Le plus souvent en avance, on s'arrêtait alors au café du Toec pour qu'il se réveille devant son petit dèj. -un espresso, un croissant et un verre d'eau.
En rentrant dans la voiture après cela, il me remettait généralement la tête dans le bon sens, signe qu'il devenait sociable et était prêt à affronter une bonne, dure ou grosse journée, c'était selon.

Trois ans se sont passés dans cette routine bien réglée avec les week end pour décompresser (je vous raconterais une autre fois tout ce que j'ai vu les samedis soir des années 2003 04 05 et 06). Matin en bas - café - retournement - parfois une visite entre midi et deux - retour tête en haut ou en bas selon le bilan de la journée.
Bien sur il y a eu des événements exceptionnels, où je suis resté longtemps dans une position. Lors des vacances entre potes au ski, dans ce chalet paumé. Tête en haut deux semaine avant, dix jours pendant puis une semaine après. Il avait du bien se marrer. Ou encore durant ce stage dans les environs de Paris. Trois mois tête en haut puis, le lendemain de son anniversaire (20 ans) tête en bas pour un mois et quelques. Udiarraga, une petite espagnole qui montait devant à l'époque, n'est plus jamais revenue, son cadeau devait être nul. Mais une fois de retour à Toulouse, la vie avait repris son cours.

Après trois ans de ce train là, il a cesser d'utiliser sa voiture et je ne l'ai plus revu durant un an. J'ai d'abord cru qu'il avait acheté une nouvelle caisse, mais on oublie pas son lapinou fétiche lors d'un changement de véhicule. J'en suis arrivé à la conclusion suivante, il devait prendre ses distances avec moi parce que je le connaissais trop bien. Durant cette période, il a tenter de me faire rencontrer du monde : sa soeur, ses parents et même ses grand parents. Je ne me suis bien entendu avec aucun d'entre eux. De dépit, je me suis même laisser tomber du rétro.
Puis un jour il est revenu. J'ai falli pas le reconnaitre avec tout ces cheveux. Je n'ai rien dis pour son absence, il m'a ré-accrocher à ma place. Tête en bas.
Et la vie a reprit de plus belle...

Depuis tout ce temps, il n'y a guère que le mercredi soir où je suis sur d'être dans le bon sens. Je n'ai jamais bien compris ce qu'il faisait tout les mercredis à rangueil mais je peux vous dire qu'on y est pas aller une seule fois sans la musique à fond, le moteur aussi et moi les oreilles en haut. Je suppose qu'il doit prendre des cours du soir de confiance en soi en groupe. Parfois, après son cour, on ramène un membre du groupe en ville ou il va boire un godet avec toute la troupe. Sympa aussi, je suis sur d'avoir les oreilles en haut jusqu'au matin suivant.
Même apres sa longue absence on est retourner tout de suite aux cours du mercredi. Oreilles en haut, vous pouvez me croire.

Et un beau jour - tete en bas pour moi - est monté un p'tit brin de fille que j'avais déja apercu quelque part. Genre mignone et pas débile. Dès qu'elle est montée en voiture, ELLE M'A MIS LA TETE EN HAUT!!!! ensuite elle a souri au conducteur en lui disant "pas de ca avec moi". Lui a eu l'air d'hésiter une seconde - on ne choisi pas son humeur à sa place - puis a acquissé dans un sourire en coin.
Je l'ai revu souvent par la suite et son premier geste en entrant dans la voiture toujours été de me mettre les oreilles en haut si d'aventure elles étaient en bas. Ce fut souvent le cas durant cette période.

Mais voilà, depuis deux mois, lorsqu'elle sort de la voiture, le conducteur me lance un long regard - je préfère ne pas vous dire ce que j'y lit -, soupir puis me tourne la tête en bas.
Et ca va faire trois semaines qu'elle n'est pas venue me remonter les oreilles. Pfff
Dis moi jolie fille quand est-ce que tu viendras me remonter les oreilles et faire en sorte que le conducteur ne me les rabatte plus... jamais?

dimanche 8 juillet 2007

It takes a nation of two to steal my mobile

Merci Yves pour le titre du post

Version courte:
-donne moi ton portable
-non
droite dans ma machoire et portable envolé

Version longue (mais sobre. fokje dorme):

Les faits se déroulent essentiellement entre 1h30 et 1h32 du matin en ce dimanche 8 juillet
je rentrais tranquillement du boulot quand, juste apres la place de la bourse, au croisement des rues Cujas et Prieuré, je tombe nez à nez avec un petit trapu d'obédiance racailleuse. Je dis nez à nez parce que je l'avais pas vraiment vu venir, trop occupé à écrire un texto à un quelqu'un sur quelque chose qui ne vous regarde pas.

Lui (avec l'accent de la 6T): oh !
Moi: oh!
lui, mon tee shirt déjà enroulé sur sa main: kestu fais là oh! vazy montre ton portable!
moi, qui entr'temps avais rangé ledit objet dans ma poche: t'es sur que ca va toi?

De l'autre coté de la rue se trouvait une autre racaille plus grande que la première mais pas plus lourde (genre crevette). il traverse la rue et viens aider son pote en galère de portable
lui2 :vazy t'as pas écouté s'ki t'a dit, montre lui ton portable
lui1 : donne moi l'heure!
moi qui venais de la voir: il est 1h31
lui1 :sort ton portable.
moi: pouquoi?
lui1: j'veux voir l'heure j'te dis
moi :je viens de te la donner
lui2 : ma parole sort ton portable , il est bourré. Sort ton portable avant qu'il t'éclate la tête
moi à lui2 en parlant plus fort au cas ou des passsants passeraient : tu sais très bien que si je fais ca il va me le voler
lui1 levant sa droite (la gauche étant occupé sur mon tee shirt): sort ton portable putain de ta race sinon je t'éclate la tête.
moi voyant la rue déserte essayant de gagner du temps: jure tu vas pas me le voler ?
lui2 : je te le jure qu'il vas aps te le piquer
lui1 à lui2 : ta gueule toi
lui1 à moi : donne moi l'heure

moi, assez démago et connaissant (presque) l'issu de l'altercation, je sors mon portable de ma poche, ouvre le clapet et lui montre l'heure. Il tente de s'en saisir mais je suis plus rapide et plus con, je lève le bras. lui1 étant plus petit que moi et n'ayant pas de temps à perdre, me décoche alors sa droite (la première de toute ma vie) dans la machoire tendance lèvre inférieure.
Je m'écroule, il se saisi du portable et pars en courant avec lui2 dans la rue du Prieuré.

Quelques secondes plus tard, je suis assis sur le trottoir, gémissant et vérifiant si je peux bouger la machoire correctement. je vois quelques étoiles mais pas de larmes dans mes yeux. je suis assez fier de moi. Je ramasse mes lunettes - elles sont tordues - mon chapeau et me dirige vers la daurade pour... trouver des flics!
évidemment ils n'y en a aucun ce soir mais quelques gars bourrés m'en indique près de StPierre (au passage, les gens vous regarde bizzarement quand vous leur demandez ou on peux trouver des flics... et ca fait bizzard de demander aussi).

StPierre, police municipal et le bazar commence... relate et rerelate les faits, description des individus (je suis pas près de les oublier), prise de coordonnés puis petit tour en fourgonnette dans le quartier. j'ai mal au cou quand je tourne la tete dans la fourgonnette et je commence lus trop articuler mes mots parce que pas possible ouvrir la bouche. il se met à pleuvoir, nous rentrons broucouille. pas de lui1 ni de lui2 dans les parages. les flics sont sympa et me déposent a ma caisse en me disant de porter plainte demain et d'appeler orange pour etc etc...


j'ai plus de portable et contrairement à ce que j'aurai pensé, ca me fait chier. Pour les photo d'australie, pour le dico de l'ecriture intuitive que j'ai pris 2 ans à le faire, pour les vidéos de Mouchou sur le balcon du chalet un certain soir de reveillon 2006 puis pour les numéro de tel.

je me demande si y'en a pas une à qui ca va faire plaisir

Blazé et sonné, je vais maintenant au lit. J'ai mal.
Il est 4hO3

vendredi 6 juillet 2007

Oups

Et je ne veux même pas avoir votre avis sur la question.

jeudi 5 juillet 2007

L'architecte

"Dans une pièce sombre dont les persiennes sont tirées, est assis un homme fatigué. Ce doit être un salon à en juger par les formes qui se détachent des houses sur les meubles. Un canapé, un meuble télé (Ikea sans doute), une cheminée en marbre et un bar américain.

Tout est poussiéreux, comme laissé à l’abandon.

Mais ça n’a pas toujours été comme ça.

L’homme est architecte est ceci est sa maison.


Et ce soir l’architecte est triste, la grande maison est immobile, pas un geste pour le déranger. Rien ne bouge que la flamme de la bougie qui anime les ombres sur les murs dans une danse macabre aux mouvements retenus.

Il se souvient pourtant du feu de bois,
Crépitant dans la cheminée
Et dont la lueur, un soir de grand froid,
Les avait poussé à danser.
Pas une valse, pas un slow, pas vraiment de pas de danse.
Juste serrés l’un contre l’autre comme dans les années cinquante,
Lorsqu’on commençait le morceau tenant la taille de madame et l’épaule de monsieur,
Les mains restantes tenues ensembles comme pour fermer un cercle intime.
Puis le diamant avançant dans le sillon,
La clarinette se faisant plus douce,
Ils se sont serrés un peu plus fort,
Jusqu’à sentir les battements de cœurs de l’autre
Et unir leurs lèvres brûlantes d’émotion.


Mais ce soir, l’architecte est triste et ses lèvres sont glacées, la grande maison est silencieuse, pas un bruit pour déranger. Le bois des escaliers craque par intermittence comme un coup de feu dans le néant, déchirant le silence et se répercutant dans toutes les chambres. Vides.

Il se souvient des quatre enfants
Courant partout nuits et jours,
Laissant échapper aux quatre vents
Leurs doux rires de velours.
« Au lit à huit heures !», c’était la règle
Imposé par la maman.
Un bisous chacun, un regard espiègle
Comme pour dire « on vous attend »,
Et à peine les enfants couchés
Voila que débarquaient les parents
Pour une bataille de polochons usés
Dont sortaient vainqueurs les enfants.
Un dernier câlin mais pas trop fort,
On éteint la lumière et puis on sort.
Venait alors le tour des parents
De se montrer doux amants.


Et ce soir l’architecte est triste, son beau jardin n’est plus l’ombre de lui-même, tout est mort et seules les mauvaise herbes peuvent encore y grandir en paix.
Toutes les herbes qu’il avait plantées, basilic, persil, ciboulette ou romarin, font désormais le festin de pucerons et de limaces. Quant aux fleurs qu’elle avait choisies, un parterre de coquelicots sauvages, celui-ci a dépéri peu après son départ

Il se souvient des beaux jours, ceux de la construction,
Lorsque tout restait encore à faire dans cette future maison.
La salle à manger n’était pas prête
Alors ils tiraient un drap blanc sur une table de jardin
Et s’improvisaient un repas de fête,
A peine fait d’amour et de vin,
Parlant à n’en plus pouvoir de ce qu’ils allaient bien pouvoir planter.
Elle voulait des coquelicots « parce qu’on dirait qu’ils sont mal rangés ! »
Et sauvages parce ça lui faisait penser à leurs unions.
Lui ne pensait qu’aux herbes aromatiques
Pour pouvoir lui mijoté
Tous ces petits plats sympathiques
Dont il se vantait d’avoir le secret.


Alors l’architecte est triste, son beau jardin est défoncé par les roues des bulldozers qui dès l’aube, engloutiront la maison et lui avec. Devant lui se dresse une bouteille de Porto – dix ans d’âge, late bottled vintage à moitié vide dont il ne boira plus une goutte. Le reste n’est pas pour lui mais bien pour elle. Il regarde la bouteille est ne peut s’empêcher de penser qu’il est comme elle : à moitié vide et le reste ne lui appartient plus.

Elle a emménagé dans un autre appartement dont il n’a pas les clés."





Voila pour une première chronique-poème en prose-rime, je remercie Les Ptits T'hommes pour la forme du texte, semblable à la chanson "le clown". Passer donc sur leur site si le coeur vous en dit, leur CD raconte de bien belles histoires.

http://manu.thual.free.fr/


Pour le reste, je vous laisse échafauder vos théories dans les commentaires, signalés en bas du post par le lien "gribouillage(s)". Comme d'hab, je n'expliquerai rien.

Soyez indulgent, le blog est encore en chantier et risque de l'être pour un bout de temps puisque j'ai déjà pas la motiv'... Private joke : avec des épinards ça irai mieux. Tu m'en cuisines, dis? Ca me manque les épinards.

lundi 2 juillet 2007

Birthday

Suite à de nombreux désacords avec fotolog.com - tels que la limitation à 5000 caractères par post, l'agencement brouillon des éléments ou encore le manque de fonctionalités - la rupture m'est apparue comme inévitable.
L'obligation récente d'être membre de fotolog pour poster un commentaire aura été l'élément déclencheur.

Me voilà donc chez blogspot

Le principe du blog ne changera pas pour autant : toujours des chroniques (un peu plus longues) sur tout et sur rien, postées sans périodicidé précise. Mon petit exutoire quoi!

Le précédent blog (www.fotolog.com/roukole) restera ouvert pour quelques temps encore avant de disparaître.