mercredi 29 août 2007

La flemme

Oui la flemme d'écrire, de me caler devant mon ordi lorsqu'il fait 3OO°c dehors et 150° dans la maison. La flemme de trouver des idées, en trouver quand même mais pas être capable de taper une chronique d'une traite comme d'habitude sans décrocher le téléphone ou commencer une conversation MSN (même à 3h du mat' - mais ne nous trompons pas, si je papote, c'est par envie, pas par devoir). La flemme d'appeler Alice à cause de mon internet qui bug à tous bouts de champs.
Mais bon, les vacances c'est jusqu'au 5 septembre non?! (Date de l'AG de la Ludi).
Après on reprendra de la chronique. Et si ca vient toujours pas? Et bien on mettra le blog en jachère le temps qu'il faudra.

En attendant, voici la suite de Anges&Co.



II

Mais si former les nouveaux est une chose, les fabriquer en est une autre. Et ça, c'est mon domaine.

Je réunissais donc émeraudes pour les Anges ; rubis, épées, lances, boucliers, balances, lys et trompettes pour les Archanges ; puissance de commandement pour les Principautés ; saphirs, eau, terre, air et feu pour les Vertus ; onyx, couronnes et sceptres pour les Puissances et les Dominations mais aussi et surtout une quantité impressionnante de plumes angéliques et d'auréoles, ingrédients communs à tous.

Par un souci évident de discrétion, vous comprendrez que Je taise ici la recette exacte des anges, mais toujours est-il que…

Il y eut une nuit et il eut un matin.

Mon labeur achevé, Je réunissais Michaël, Raphaël, Gabriël, Uriel, Jehudiel, Barachiel et Seatiel (le club en question) ainsi que les Archanges des autres chœurs afin de leur présenter les nouvelles recrues.

"Voilà du sang neuf, leur dis-Je d'un ton assez enjoué, prenez soin d'eux et formez les correctement."

Prenant mesure du travail à venir, Raphaël et Gabriël lançaient des regards courroucés à Uriel, inspirateur du projet, tandis que celui-ci se baladait goguenard au milieu des nouveaux, serrant une main par ci, abordant une jolie ange par là.

A ce stade du récit, Je dois vous informer que bien qu'asexués, les anges sont crées étant soit masculin, soit féminin. De plus, et indépendamment de leur apparence, il ne leur est pas interdit de tomber amoureux les uns des autres ni d'entretenir des relations, voire même de se marier avec ma bénédiction. Bref les anges ne connaissent pas le sexe, mais les amours ne leur sont pas étrangères, loin de là.

Tandis que le groupe se dispersait et que chacun s'apprêtait à vaquer à ses occupations nouvelles, Je pris Michaël en aparté:

"Attends une seconde, il y a quelque chose que Je voudrais te montrer." Comme Je l'ai déjà mentionné auparavant, Michaël souffrait beaucoup de la perte de son ami et J'avais donc pensé bon de l'occuper un peu en lui donnant un disciple "particulier" – particulier parce que lui seul s'en occuperait, et particulier parce que ce n'était pas n'importe quel disciple. C'était l'égal du Porteur de Lumière, en beauté tout du moins. Je m'étais "particulièrement" appliqué lors de sa création, malgré ma mélancolie et l'heure tardive.

"Il y a un ange que je n'ai encore attribué à aucun chœur. Je n'arrive pas à choisir," amenais-je l'air de rien. "En attendant, elle sera ton disciple.

- HEIN ! QUOI !? Mon disciple!!!? Qui ça elle? Mais enfin Seigneur… Vous savez bien que j…"

Et là, au détour d'un nuage, elle apparut.

Vous la décrire prendrait des heures, que dis-Je, une éternité. Trop de mots, d’encre utilisé pour un résultat que Je saurai être loin de l’original – dont Je suis malgré tout assez fier. Il fallait la voir, lui parler, alors peut-être auriez vous pu comprendre. Elle possédait un piège redoutable, celui là même que J'estime être la cause de tout ce qui a suivi : SES YEUX NOIRS. Cela dit, Je n'ai rien fait pour et d'ailleurs Je ne me l'explique toujours pas. Il faut croire que le hasard existe et que certaines choses échappent à ma volonté…

Mais attention, quand Je vous dis noir, ce n'est pas d'un crépuscule dont est question, non, Je vous parle d'une nuit sans lune, de deux trous noirs tapis au fond d’une même galaxie, prêts à aspirer toute la lumière environnante.

Ses yeux étaient Noirs, son regard une ombre qui illuminait les gens autour d’elle. Ses yeux étaient Noirs, porte ouverte sur son âme où brûlait le feu de ma sagesse. Ses Yeux étaient Noirs et obéissaient à ses humeurs, gagnant en intensité quand grandissait sa fureur. Et aveugle que Je suis, Je ne l'ai vu que trop tard.

Elle représentait ma plus belle réussite mais restera aussi mon plus grand échec. Mais passons, nous n'en sommes pas encore là.

"*******, Je te présente Michaël, Prince des Anges et Archange des Vertus. Michaël, Je te présente *******, elle sera ton disciple pour les temps prochains. Ainsi soit il." Et Je m'éclipsais avec la ferme intention de garder un œil omniscient sur ces deux là. Je me rends compte maintenant que J'eus mieux fait de le garder sur les enfers et ce qui s'y tramait.

jeudi 9 août 2007

je vais le regretter.

Comme j'ai pas vraiment le temps ni l'inspiration pour poster une chronique, je vous donne un bout d'une nouvelle inachevée à l'heure actuelle.
Si le temps ou l'inspiration me viennent d'ici ce soir, je modifirai ce post et on en parlera plus. Sinon, vous aurez la suite pour mon prochain anniversaire, dans 365 jours tout pile.
Non parce que si je poste la suite prochainement, mais ca m'obligera à écrire la fin... Alors avec un an de battement, j'ai le temps de voir venir!

ah oui! j'ai 23 ans.



Angels corp.


Préambule

Il existe 9 chœurs d'anges, hiérarchisés en 3 classes, de la manière suivante :


* Le pouvoir, la réflexion:

- Les Séraphins gouvernés par l'archange MEITATRON

- Les Chérubins gouvernés par l'archange RAZIEL

- Les Trônes gouvernés par l'archange BINAEL


* L'organisation, l'analyse:

- Les Dominations gouvernés par l'archange TSADKIEL

- Les Vertus gouvernés par l'archange MICHAËL

- Les Puissances gouvernés par l'archange CAMAEL


* Les exécutants:

- Les Principautés gouvernés par l'archange HANIEL

- Les Archanges gouvernés par l'archange RAPHAËL

- Les Anges gouvernés par l'archange GABRIEL

Chaque chœur regroupe 8 anges, il y a donc 72 anges en tout.

Le nombre d'anges ne se pas limite à ce petit nombre, il doit y en avoir des légions et des légions mais ce sont les principaux.

Le mot "archange" est employé pour désigner un chœur d'ange mais aussi le patron d'un chœur.

Au delà de la hiérarchie précédemment énoncée, les anges obéissent à un prince : le Prince des Anges, ce dernier pouvant appartenir à n’importe lequel des chœurs.




I

Je commencerais bien ce récit en vous disant que tout avait bien commencé. Mais en y réfléchissant, dès le début, tout a mal tourné. Peut-être l'ignorez vous, mais au début de mon règne, lorsque Adam et Eve n'étaient qu'une fantaisie naissante dans mon esprit, il y eut une guerre dans mon royaume.

Une guerre terrible au royaume des cieux.

Lucifer, jusqu'alors Prince des Anges, s'était mis en tête de me détrôner pour le motif que les anges, créatures célestes, n'avaient pas à se soumettre aveuglement à une puissance supérieure, fût-elle celle de leur créateur. Visiblement, il n'était pas le seul à penser de la sorte puisque très vite apparurent deux camps, que vous connaissez aujourd'hui sous le nom : le Bien et le Mal. Les affrontements qui s'en suivirent furent d'une rare violence et, de mémoire éternelle, on n'avait jamais vu cela dans le Ciel.

Je vous passe les détails mais toujours est-il que Lucifer perdit et fut banni du Paradis, ses factions rebelles avec. Bien sûr J'aurais pu le détruire, mais c'est un acte auquel Je n'ai pas su me résoudre (Je suis le Créateur tout de même!).

Ce n'est que plus tard que Je compris mon erreur. En laissant vivre Lucifer, J'avais stigmatisé à jamais le Bien en mettant quelqu'un aux commandes du Mal. J'avais donné un chef et des partisans aux Ténèbres.

La perte pour mon camp était lourde en nombre et chargée de conséquence, car en plus d'avoir perdu beaucoup de mes fidèles, Je m'étais fait du plus beau d'entre eux, un ennemi éternel. Grande était ma peine à l'époque et il fallu du temps aux Séraphins pour que leurs chants célestes m'apaisa.

J'en étais donc là, à considérer gravement mon erreur quand Uriel me suggéra de créer de nouveaux anges.

Si Métadron n'avait pas son pareil pour répandre ma divine parole, le "club des 8" comme Je les appelais avant la guerre - avant qu'ils ne soient plus que 7 - ce "club des 8" donc, était champion toutes catégories pour les bonnes idées.

Ici commence donc l'histoire que je veux vous raconter, au lendemain de la guerre.

L'ambiance au Jardin d'Eden était alors le juste reflet de mon état d'esprit, c'est-à-dire préoccupée. En effet, une guerre qui a duré plusieurs siècles laisse des séquelles au vaincu comme au vainqueur. Chacun des anges avait perdu un ami dans la bataille, soit en combattant à ses côtés, soit – et c'était là le pire – en combattant contre lui.

Michaël en était particulièrement affecté. Je m'explique : C'est à lui que nous devions cette victoire puisque c'est lui qui avait repoussé Celui Qui Porte La Lumière aux portes du Paradis. Le problème est que, malgré leurs différences, lui et le Prince maudit étaient inséparables. Inutile de préciser que son nouveau statut légitime de Prince des Anges ne le consolait nullement. Il eût cent fois préféré échanger son trône contre le retour et la rédemption de son ami si orgueilleux. Michael, humble parmi les humbles, avait même refusé de se voir élever au rang de Séraphin. Pauvre Michaël, lui qui avait passé tant de temps à tenter de faire entendre raison à Lucifer… en vain.

Je décidais donc de suivre les conseils d'Uriel et me mis à l'œuvre pour la création d'une série d'Exécutants et une série d'Organisations. La troisième classe (celle des Pouvoirs), n'allant pas au combat, il était inutile d'en créer davantage.

De nouveaux anges, tout neufs, tout beaux et tout brillants, à la plume lisse et l'œil éclatant de fraîcheur! Des anges qui n'auraient pas connu les atrocités de la guerre et qui ne seraient pas hantés par la disparition de leurs copains! Il n'y avait que du bon dans cette idée.

Former un ange en fonction de son chœur est un travail de longue haleine, réalisé en général par l'archange du chœur en question. Nous allions donc avoir six archanges avec du pain spirituel sur la planche, ce qui leur permettrait de penser à autre chose qu'à ce déserteur de Lucifer. Le reste des anges serait bientôt occupé à rattraper le retard de travail accumulé sur Terre des siècles durant.

vendredi 3 août 2007

Aujourd'hui, on n'a plus le droit...


J'ai changé de boulot.
Enfin, je fais toujours le même boulot, mais pas au même endroit. J'ai changé de boite.
Fini les tartes artichauts-vinaigrette, les salades aux champignons et les plats du jour de la semaine auxquels on ne rajoute qu'une épice tous les jours pour pouvoir changer l'appellation. Fini!


Je me suis lancé dans le bénévolat volontaire de plein gré en m'inscrivant comme serveur aux... Restos du Coeur!
Pas de curriculum vitae à fournir, du moment que tu réponds aux "critères". Et pour savoir si tu réponds aux "critères", un coup d'oeil suffit. Pour ma part, un simple "bonjour" au téléphone à suffit à convaincre les dirigeants que j'avais ma place parmi les leurs.

Mais laissez moi vous en dire un peu plus...

Ne vous êtes vous jamais demandé ce que deviennent les centres accueils des Restos durant l'été, quand les nécessiteux sont toujours dans le besoin mais que tout le monde s'en fout parce qu'il fait beau et que les Enfoirés ne sortent pas leur disque annuel ?
Et bien je vais vous le dire.
Les Restos du Coeur, durant cette période de disette, soucieux d'assurer la pérennité de cette association coluchienne, se transforment en resto à but lucratif comme n'importe quel gastos du genre brasserie.
Le principe reste très commun donc, mais la clientèle ciblée est un peu particulière.

Aux Restos du Coeur, on accueille des gens malheureux. Ceux qui ont froid et faim en hiver, et les "autres" en été. Les "autres", vous savez, ceux qui ont mal à l’intérieur, dans la zone supérieure gauche du thorax pour des raisons complètement irrationnelles du point de vue de la science.

En hiver les "clients" des Restos bénéficient d'un accueil, d'une prise en charge et d'un suivi clientèle très chaleureux, emprunt d'humanité, de sympathie et de gratuité. En revanche, il est bien connu que les malades du cœur et autres handicapés du sentiment qui fréquentent les lieux en été aiment se complaire dans leur malheur et en groupe si possible.

Par conséquent et dans le souci de satisfaire au mieux le client, un grand nombre d'inattentions leur sont portés.

Le personnel tout d'abord. Il va de soi que pour bien comprendre le client, le serveur doit se trouver dans le même état de dépravation sentimentale que lui (d'où mon embauche immédiate). Chaque réservation prise par téléphone doit susciter chez le serveur l'envie soudaine de regarder son portable pour voir s'il n'a pas de messages ou d'appel en absence. Il vérifiera ceci durant la prise de réservation et foirera cette dernière par manque d'attention et par dépit de ne voir aucune enveloppe clignoter sur son portable. Le service n'en sera que plus bordelique. Tout détail insignifiant rappellera au serveur l'être aimé et perdu ce qui provoquera une crise de larme au milieu des clients ou la montée d'une boule dans la gorge rendant toutes prises de commandes impossible. Les mains tremblantes, il reversera presque à coup sur le café sur le client.


Le décorum. Les affiches scandant des messages pleins d'espoir qui ornent les murs en hiver sont laissées en l'état pour rendre l'ambiance pathétique. Par souci d'économie, la lumière de la salle est celle de néons datant de l'époque de Léon Blum et l'on prend même le soin d'en installer un ou deux dont on est sur qu'ils clignotent bruyamment. De cette manière, on use les nerfs déjà bien tendus et tout le monde a le teint verdâtre comme après une mauvaise nuit.

Il n'y a que des tables de deux couverts et quand les clients viennent seuls, ce qui est généralement le cas, on oublie volontairement d'enlever le couvert en trop sur la table. En revanche on oublie jamais de demander "Monsieur (Madame) dînera seul(e)?" pour rappeller sa condition au client.


La musique ensuite. Une playlist de quelques morceaux jouée en boucle encore et encore :
James Blunt – Goodbye my lover

Michel Jonas – Dites moi

Alain Souchon – Allo maman bobo

Rolling Stone – Paint it black

Jeff Buckley – Hallelujah

Brian Adams – Everything I do

Ben Harper – Alone; Please Bleed

Louis Bertignac – Ces Idées là (ma préférée de la compil')

Janis Joplin – Piece of my heart

Radiohead – Creep (version acoustique)

Evanescence – My Immortal

Scorpions – Still lovin' you
Klub des Loosers – De l'amour à la haine

Etc…

Et lorsque le lecteur de CD est en panne – une fois par semaine – le service n'est ponctué que par les soupirs des clients.

Le repas est cher pour que les clients sentent que l'on profite de la situation jusqu'au bout. Cela leur donne un motif pour se plaindre en quittant le restaurant, si ils en ont encore la force après l'addition et les mignardises.
Les mignardises sont des amuse-gueules sucrés servis en fin de repas entre le café et l'addition. Pour bien faire les choses, chaque plateau de mignardise est prévu pour deux. Deux financiers aux noix, deux crousti-choco, deux truffines etc…

On observe face au plateau de mignardises deux types de comportements. Le client en laisse la moitié et soupire en fixant le couvert resté intact en face de lui ; la cliente mange tout pour noyer son chagrin et culpabiliser. Dans les deux cas, c'est de l'auto-flagellation pure et simple.

Parfois, les Restos organise une soirée à thème sans prévenir quiconque à l'avance. Soirée St Valentin en plein mois d'août, soirée japonaise avec distribution de gâteau-haïku (gâteau au sein duquel se trouve un petit proverbe (morbide ou cul-cul dans notre cas)), ou encore soirée kâmasutra.

Un tel restaurant aurait du fermer boutique depuis longtemps me suis-je dis lors de ma première semaine de boulot. Il n'est pas possible que des gens recherchent ce genre d'ambiance et qu'ils soient prêts à payer pour ça.

Mais peu à peu je comprends comme la démarche des clients est vicieuse et hédoniste. Ils viennent ici pour se morfondre dans leur chagrin et dans le désespoir d'apercevoir quelqu'un de plus malheureux, qui en chie plus, qui fait un peu plus peine à voir, un peu plus pitié. Ca se lit dans les regards furtifs qu'ils se lancent entre eux.

Et de travailler là bas, je me sens de mieux en mieux. Bientôt je serai guéri… non je déconne.

Donc non seulement ça marche, mais ça marche telllllement bien que les dirigeants envisagent de garder ce principe à l'année, tant pis pour les nécessiteux.

Que voulez vous, l'argent n'a pas d'état d'âme… enfin, d'état de cœur.

Je vous réserve une table??