dimanche 2 novembre 2008

youpi des mots.

To a dit :"

Vous savez comme tout se répète encore et encore, chaque situation, chaque instant de cette vie qu'est la nôtre.

Une redondance d'évènements quotidiens, hebdomadaires, mensuels et annuels. Le réveil matin qui sonne, une journée qui recommence semblable à la précédente ; votre paquet de clope vide deux fois par semaine ; le contrôle technique arrivant le mois prochain et vôtre dernière petite copine qui vous largue pour la même raison que la précédente, mais qui ne vous dit pas pourquoi.

Comment? Comment peut-on se trouver à son aise lorsque les jours se succèdent au son de la même sonnerie de portable, lorsque les semaines s'égrainent au rythme d'un paquet de cigarettes qui se vide et se remplit, lorsque les semestres s'évanouissent en même temps que s'estompe le parfum du sapin suspendu au rétroviseur?

Et par-dessus tout comment ne pas jeter un regard plein de regrets sur tout le temps perdu au cours de ses tours de manège que sont ces relations de couples qui n'aboutissent à rien?

J'ai vu de mes yeux vu mes proches et mes amis se jeter corps et âmes dans de telles folies et n'en sortir qu'avec rien si ce n'est une douleur indicible et des illusions abîmées, détruites par la routine de toute une vie, la peur de l'inconnu, le confort, la sécurité.

Suis-je un baltringue de ne vouloir me risquer dans ce chemin prédictible? Peut-être. Car au crépuscule de l'existence de chacun, quand vient le moment du bilan, que le regard se pose sur une vie de répétitions, un amalgame d'années semblables les unes aux autres, quel sentiment domine?

Est-ce le soulagement d'avoir partagé un peu de son temps avec une autre? La déception – tant de souvenir et pas un pour se détacher du lot –? Est-ce la frustration – tellement de temps fichu en l'air et dans quel but –? Ou bien encore la peur de n'avoir "que ça" à ramener dans l'au delà ou dieu sait où?

Peut-être éprouve-t-on la satisfaction d'avoir su tirer son épingle du jeu, éviter les aspérités de la vie sans avoir eu ni fait mal. Content d'y avoir simplement participé, trouvé sa place si pathétique soit-elle.

Peut-être qu'une vie banale au bon endroit vaut plus qu'une vie extraordinaire passée à chercher les réponses aux questions qui n'ont pas lieu d'être.
Peut-être oui.

Ah si la vie était comme une cabine d'avion ou une salle de cinéma. Un espace confiné avec quelqu'un qui se tiendrait à l'entrée pour nous indiquer nôtre siège, nous présenter le voisin et enfin nous souhaiter un bon film, un bon voyage.
Ce n'est pas le cas (vous avez du vous en rendre compte) et si l'on ne se donne pas la peine de chercher notre siège, le film se joue sans nous et on gêne le passage des hôtesses.

Voilà ce qui est vraiment terrifiant: ne pas savoir où l'on va et s'apercevoir que personne n'est là pour vous guider.

En réalisant ceci, vous vendriez père et mère pour être dans le fauteuil du gars lambda avec un paquet de cigarettes à moitié plein dans la poche de se veste, une copine à ces côtés et le sapin qui pendouille encore dans la voiture garée au parking.

Car c'est ça la vraie vie, non? Ou bien est-ce le service minimum, la sécurité de l'emploi?

Le premier pas est d'identifier ses peurs. Alors seulement on peut les combattre…

J'ai peur que ma vie soit fausse. Une répétition calquée sur celle des autres."




6 gribouillage(s):

Mr. Obvious a dit…

Tu as raison.

Yvze a dit…

Ben moi j'ai quand même bien aimé

Anonyme a dit…

moi j ai beaucoup aimé !
diego de la vega

Tonio a dit…

heureusement qu'il reste la thune et les putes. wéééé

Brice a dit…

Peut être que personne ne nous indique le siège parce qu'on a rien à foutre dans cet avion.
Moi je m'en branle, je m'assied n'importe où, et rien ne m'empêche de mater les hôtesses.
:)

Vinnie a dit…

Arrête de fumer !
(mais sans doute cela aura-t-il également une périodicité)