mardi 15 janvier 2008

At last!


Hé mon ami ! t'y aime tu çô toi watcher les chroniques sur le National Geographic Channel? T'aïmes tu te cogner une nuit entière sur les explications des phénomènes quotidiens dont tout le monde s'en bât les balls? Et bien câle toi bien lô dans ton rocking chair parce que Uncle Roux il a un truc qui va t'faire tomber sur le ground lô!

Voici la Murphy's Laws Golden Chronicle. Une chronique pour toi eeeenntierement dédiée aux lois de Murphy!!! UUUUUnnbelievabeul.

Ouvres grand tes mirettes pis lit un peu çâ.

Tout le monde connaît les lois de Murphy! Quand on lâche une tartine, elle tombe toujours du côté de la confiture ; quand on arrive sur un feu tricolore celui-ci passe au rouge etc.

Eh bien figurez vous que la restauration obéit elle aussi à des lois similaires. Les clients comme le personnel. Ces lois spécifiques se vérifient tous les jours sur terrain.

Je me propose maintenant de vous en compter une poignée.

Commençons par une loi afférente au personnel (et indirectement à la clientèle). On observe ce qui va suivre essentiellement dans les bars à l'heure de l'apéro. C'est la loi des trois verres.

En proportions plus ou moins égales, les clients arrivent par groupes de deux, trois ou quatre. Ce sont les groupe de trois qui subissent le plus cette loi. La voici : Quand un serveur sert Trois verres de la même boisson, il en rempli toujours un plus que les autres.
Explication : un serveur est capable de servir deux verres à la suite d'une quantité rigoureusement identique d'alcool. Deux, pas trois.
Ainsi le troisième verre rempli contient soit plus soit moins d'alcool que les deux premiers. Quand il y en a moins, le serveur va immanquablement devoir reverser de l'alcool dans le verre, et comme la différence était infime, il en remet trop par rapport aux deux autres.
Ce manège peut durer longtemps mais généralement, le serveur ne s'embarrasse pas pour tant. Il sert les verres en l'état.
Conséquence: Lorsqu'à une table de trois, un client paraît plus saoule que les deux autres, on s'exclame derrière le comptoir "Lui, c'est le troisième verre!".

Cela dit, cette loi tend à disparaître du fait de la multiplication des verres arborant connement un trait indiquant 2, 4 cl. , 1 dl. etc.


Mais passons. Les lois des clients sont bien plus curieuses.
En voici une : quand des clients, peu importe leur nombre, rentrent dans un resto – qu'il soit mi-vide ou mi-plein (vous êtes optimistes ou pessimistes?) – et bien ces clients choisissent toujours de s'installer à LA SEULE TABLE qui n'est pas DEBARRASSEE.
De sorte que le serveur galère bien à débarrasser, nettoyer, sécher puis redresser la table au milieu des nouveaux entrants gesticulant dans tous les sens pour retirer leur manteaux "sans gêné le serveur".
Ils profitent aussi de la proximité dudit serveur pour énoncé à voix haute leur premier avant-projet sommaire de ce qui sera leur menu : "la cliente : - alors moi j'hésite entre une crêpe au sucre et une jambon-saucisson-fromage à raclette et cornichons… hum je vois que vous proposez un supplément salade. Je vais donc prendre la jambon-saucisson-fromage à raclette et cornichons mais avec une salade verte. C'est important les légumes. Et toi chéri tu prends des légumes? Intervention du serveur : - Madame, je vais d'abord finir de vous installer, puis j'irai chercher mon carnet de commande pour commencer la prise des boissons. La cliente : - … Ah… Et bien moi ce sera un cappuccino au lait de soja…. Et toi chéri?". Soupir du serveur et ainsi de suite!
Je vous livre l'explication : lorsque le client rentre dans le resto, il suit inconsciemment le raisonnement suivant. "Si cette table était occupée avant nous, ce doit être une bonne table! Une table vide, c'est louche."


Et une petite dernière pour la route : Quand un serveur pose une assiette sur table et annonce : "attention, l'assiette est brûlante!", son destinataire la saisit pour vérifier.

Explication : le client est con.

Alors? c'était pas beautiful ça? Héhéééé.

Voilà donc une bonne chose de faite!
Je vais pouvoir aller casser du pentu l'esprit tranquille. Oui parce que je vous ai pas dit, mais les conditions denneigement de la station sont exceptionnelles cette année (du jamais vu en dix ans!!). Par conséquent, je me gave de puff! héhééé


BONUS!
Comme j'ai pas été très présent sur le net ces derniers temps, et que cela risque de se reproduire dès la fin du mois de janvier (les clients reviennent), je vous poste un petit texte.

L'éclipse Suisse

C'est au moment où tous les badauds levaient les yeux vers le ciel, pour jouir du savoir-faire des artificiers chinois de 10 ans à peine, que cela c'est passé.

Dans un autre monde, au milieu du couloir aérien qu'empruntent les anges quand ils passent, le Soleil a rencontré la Lune.

Je le sais, j'y étais.

Ne dérogeant pas aux règles strictes qui régissent ce type de manifestation, l'instant magique n'a duré qu'une poignée de secondes avant de s'évanouir dans le bouquet final.
5 Au milieu de la foule euphorique, 4 le Soleil est entré dans cet univers si Cosy où la Lune officie. 3 Leur regard se sont croisé, 2 juste assez longtemps pour y lire ce qu'il allait se passer, 1 puis la Lune – féline – a glissée de l'autre côté du comptoir. 0

Alors la Lune et le Soleil se sont souhaités une bonne année. Deux mots, un sourire gêné, un baiser et il ne resta rien, que le goût de l'éphémère – saveur douce mais amère au demeurant.

On sait ces moments là rares. Ils se gravent instantanément dans notre mémoire et ressurgiront au gré du temps, à la faveur d'un mots ou d'un parfum, à la caresse des Alizés.

Spectateurs, on remercie le destin d'avoir offert une telle scène.

Quant aux acteurs… le Soleil a rendez-vous avec la Lune, mais...

mercredi 9 janvier 2008

Tout arrive à point même quand on le commande saignant.


Hum hum... alors on commence par où?

Bonne année à tous.

Voilà.

Bisoux




z'en voulez plus? Rhôôôôoooo

Bon alors j'vais vous raconter l'histoire d'un saisonnier arraché à sa ville pas-natale il y a de cela presque un mois de par sa propre volonté.

C'est l'histoire d'un mec donc, qui pour des raisons X ou Y et surtout XY, choisi d'aller en Suisse pour une durée plus longue que ce qu'il a annoncé à tout le monde.

Alors il part en voiture blanche fraîchement réparée. Il ne part pas seul et il se félicite encore de ce choix aujourd'hui. Son compagnon de route, Brice, a plus de bouteilles que lui et ça lui sera bien utile. C'est sa 5eme saison dans cette station, alors autant dire qu'il connaît tout le monde.
Il part donc en Suisse, dans le canton du Valais, dans la vallée de Bagnes au sein d'une station très Jet-Set appelée Verbier.

Une fois arrivé sur place et son problème de logement réglé (6 nuits a squatté à gauche et à droite, merci le compagnon de route), le loustic voyageur attaque le boulot de plein pied et choisi d'observer un peu le monde dans lequel il vient de débarquer.
Nous reviendrons sur le boulot plus tard.

Verbier...
Station jet-set, colonie de vacance pour enfants gâtés, machine à sous gargantuesque pour riches industriels anglais, russes, italiens et autres, village volé pour les locaux, auberge espagnole géante pour les saisonniers. Une des vallées les plus ensoleillées du monde, un équipement à la pointe de la technologie. Des bars loundges à tous les coins de rues etc… 100000 CHF le cocktail le plus cher. En moyenne 6 CHF la bière au comptoir. Bref un grand terrain de jeu.

Trois catégories de personnes évoluent dans la station: les locaux (Valaisan, Bagnards), les touristes (DAB), et les saisonniers (chiens).
C'est à cette dernière catégorie que le petit rouquin c'est intéressé en premier.

Le saisonnier est une espèce à part. Capable de supporter des charges de travails considérable, il n'évolue que dans quatre environnements. Son lieux de travail, les pistes, son logement, et le Cosy (exception faite des serveurs du Cosy qui ne se déplacent que sur trois lieux (voire deux pour l'un d'entre eux qui vit à l'hôtel au dessus du bar (on dit qu'il joue à domicile))).

Le Cosy est donc le bar parfait, celui là même où je verrai bien mon tonneau. Tout est là, ambiance éponyme, musique jazzy – reggae, bois l'azuré sombre etc…

Le saisonnier est français, anglais, italien, portugais, malgache, tahitien ou japonais. Salut à toi, mon frère.

Il se déplace essentiellement à pied ou en stop (je monte en stop le matin et descends à pied le soir. 20 min de marche à flan de montagne pour rejoindre mon studio.)

Capable de supporter des charges de travails considérables… hinhin.
Parlons chiffres: La durée légale du temps de travail est de 45h par semaine en Suisse. Deux jours de congés par semaine. 2800 CHF net par mois. Les heures sup. sont comptabilisés en fin de saison et données en congés payés ou en cash… ça c'est la théorie.
J'ai attaqué le 15 décembre, et n'ai eu aucun jour off entre le 21 dec. et le 4 jan. La période de noël jour de l'an et réputée pour être la plus chargée. Résultat: 70 heures en 6 jours avec une journée de 11h45 sans pose…

Ne me demandez pas se que j'ai fais pour Noël et jour de l'an, j'ai bossé.

Mais ça paye. Les pourboires de cette même période fleuretaient avec les 80 CHF par jours…aujourd'hui, on dépasse pas les 20 CHF.

Depuis peu, c'est plus calme. On se repose tous en attendant le mois de février ou les touristes reviendront

J'apprends doucement à faire des crêpes et des galettes pour pouvoir être autonome à l'ouverture et à la fermeture.
On est 5 serveurs dont deux crêpières, mais on se retrouve rarement à plus de 4 dans la crêperie qui est ouverte de 10h à 22h30 (horaires changeants selon la fréquentation du lieu), service non-stop.

Les crêpes, c'est bon!

Voici mes coordonnées pour ceux qui seraient intéressé:

Wunschel Antoine

Au Monde des Crêpes

Rue de la poste, 20

1936 Verbier

SUISSE

+0041 793 538 664

C'est tout pour le moment, vous comprendrez bien que le temps me manque pour écrire des chroniques, la connexion Internet me manque pour donner des nouvelles et vous me manquez tout court aussi. Ya que l'envie qui ne manque pas.


On passe aux messages personnels:

- Cha : soit forte, je t'aime très très fort.

- Senseï : ya pas de papeterie à Verbier, et mon stylo est presque vide… Cela dit, le dernier éditeur a dit oui si on lui donne plus de matière et si on paye les frais de maquette (encore!). Il attendra.

- B.A. : je suis désolé mais tu me manques.

- Ludi : Les 1er et 2 mars, c'est ca? On y travaille mais rien est sur.

- Plaisance Crew: Salut mes amis, bonjour les copains et le Plaisance Crew COUCOU!!